Kédougou

Région de Kédougou
Présentation de la Région

Issue du découpage de l’ancienne région de Tambacounda, la région de Kédougou est créée par la loi 2008-14 du 18 mars 2008. Elle s’étend sur une superficie de 16 896 Km2 ; elle est limitée :

A l’Ouest et au Nord par la région de Tambacounda ;
A l’Est par la République du Mali et au Sud par la République de Guinée.

 

Situation Administrative

La région est composée de :

03 Départements (Kédougou, Salémata et Saraya)
06 Arrondissements (Sabodola, Bembou, Fongolimbi, Bandafassi, Dar salam et Dakatéli)
20 Collectivités locales (1 région, 3 communes et 16 Communautés Rurales)

Présentation physique

Le relief

Le relief de la région est le plus accidenté du pays avec un point culminant à 581 m à Sambangallou au Sud. La région est bordée à l’ouest par les collines du pays Bassari et le mont Assirik qui domine le Parc National de Niokolo – Koba (PNNK). Ce relief est entrecoupé par des plateaux et des vallées qui constituent les principales zones de culture.

Le Climat

La région a un climat de type soudano-guinéen. On y distingue deux grandes périodes de régime thermique. La période de basses températures, allant de Juillet à Février avec plus de fraîcheur aux mois de Décembre et de Janvier et la période de hautes températures se situant entre Mars et Juin. Les températures sont généralement élevées avec des maxima variant entre 34° et 42° et des minima de 21° à 25°.

Elle est l’une des régions les plus pluvieuses du pays avec au moins 1300 mm/an. La saison des pluies dure environ six (06) mois, de Mai à Octobre, avec une saison sèche de six (06 ) mois également allant de Novembre à Mai. Elle est soumise à l’harmattan pendant sept (07) mois (Octobre à Avril). Toutefois, cette pluviométrie se caractérise par une grande variabilité spatio-temporelle, les mois d’Août et Septembre étant les plus pluvieux.

L’insolation moyenne annuelle dépasse 3 000 heures, soit environ 8 à 9 heures d’ensoleillement par jour. Le mois d’Août reçoit la durée d’insolation la plus courte. La nébulosité est maximale pendant l’hivernage.
L’humidité relative est très élevée en hivernage. Elle dépasse 97% entre Août et Octobre. De Janvier à Mars, elle baisse pour atteindre une valeur minimale voisine de 10 %. L’évaporation croît du Sud au Nord, à l’inverse du gradient pluviométrique. De Décembre à Mai, elle est supérieure à 200 mm.

Sous l’effet de l’anticyclone des Açores, la région est soumise aux types de vents que sont les alizés continentaux de direction Nord‑Est, l’harmattan du secteur Est avec de l’air chaud et sec et la mousson avec de l’air chaud et humide. Entre Avril et Mai, la vitesse des vents observée à Kédougou est supérieure à 2 m/s.
Une telle situation lui confère une biodiversité très importante aussi bien du point de vue faunique que floristique. En effet, on y rencontre quasiment toutes les espèces de la flore guinéenne présente au Sénégal mais aussi une bonne partie de la faune de l’Afrique de l’Ouest dont plusieurs espèces d’antilopes. Cette biodiversité est la résultante en partie de caractéristiques climatiques favorables.
Les types de sols

Les principaux types de sols de la région sont les suivants : les sols minéraux bruts d’érosion (lithosols), les sols peu évolués d’érosion gravillonnaire, les sols ferrugineux tropicaux (non lessivés, lessivés sans concrétions et lessivés avec concrétions), les vertisols, les sols hydromorphes et halomorphes. Il est à noter que les sols ferrugineux tropicaux et les sols peu évolués d’érosion prédominent dans la région.
Les eaux de surface et les eaux souterraines

Le réseau hydrographique est dense et dépend très fortement de la pluviométrie. La région est arrosée par la Falémé et le fleuve Gambie et ses affluents tels que le Niokolo. La Gambie et la Falémé qui constituent les deux grands fleuves entrent en étiage par endroits et jouent un rôle important dans le développement local (agriculture, alimentation en eau des hommes et du bétail). La région compte également une multitude de petits cours d’eau, mais intermittents dont le Diougol, le Daléma, le Dialé, le Diaguiri, le Diarra, le Thiokoye, le Sandoundou, etc.